La Commission de sécurité des consommateurs (CSC) lance l'alerte : la plupart des alarmes censées se déclencher après la chute d'un enfant dans une piscine ne seraient pas fiables.
La Commission de Sécurité des Consommateurs (CSC) dénonce le mauvais fonctionnement de la plupart des alarmes censées se déclencher après la chute d'un enfant dans une piscine. Une affirmation vivement dénoncée par les professionnels.
Depuis 2006, il est obligatoire de s'équiper d'une protection pour la piscine, que ce soit une alarme, une barrière ou un type de couverture. Le Laboratoire national d'essais, en partenariat avec l'Institut national de la consommation (INC), et sur la demande de la CSC, a testé six modèles d'alarme considérés comme représentatifs du marché.
Les conclusions de l'étude sont inquiétantes pour la CSC, puisque la moitié des alarmes ne repèrent pas la chute d'une masse de 8 kilos, ce qui correspond au poids d'un enfant autonome. Seule la Sensor Espio passe tous les tests avec succès.
En 2006, vingt-et-un enfants de moins de six ans sont morts de noyade dans une piscine familiale, selon les derniers chiffres de l'Institut de veille sanitaire.
La CSC semble avoir été entendue par le gouvernement. Le secrétaire d'Etat à la consommation, Luc Chatel, a conseillé, «que soient favorisés pour une meilleure protection la barrière, la couverture, ou l'abri de piscine» et demandé à la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes) «d'engager sans délai un contrôle de conformité» des alarmes mises sur le marché..
Sources : Lefigaro.fr et l'AFP |